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BACHELIERS ET BACHELIÈRES SCIENTIFIQUES DANS L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR – N° 105

Résumé

À partir de l’exploitation des données du panel des bacheliers 2014, cet article s’intéresse au devenir dans l’enseignement supérieur des titulaires d’un baccalauréat scientifique durant près de quatre années universitaires. Il apporte un complément aux nombreux travaux sur la moindre propension des lycéennes à choisir la filière scientifique à la fin de la seconde générale et technologique. En effet, l’obtention d’un baccalauréat S ne présume en rien de la suite des études dans un domaine scientifique. À partir d’une approche originale considérant la persistance dans un champ disciplinaire (sciences, sciences humaines et sociales, etc.), indépendamment des éventuels changements d’institution, l’article montre que les femmes sont non seulement moins nombreuses à s’orienter vers les « Sciences » et les « Sciences appliquées » après l’obtention de leur bac S, mais qu’elles quittent aussi plus souvent ces derniers champs disciplinaires que les hommes dans les années qui suivent. Si le sexe constitue une dimension centrale pour comprendre ces réorientations disciplinaires hors des sciences, l’article montre le poids d’autres variables sur les parcours dans l’enseignement supérieur, notamment la spécialité suivie en terminale.

Citer : Blanchard, M., Lemistre, P. (2023). Bacheliers et bachelières scientifiques dans l’enseignement supérieur. Quatre ans après, qui persiste dans les sciences ? Éducation & formations, 105, 25-46. DEPP, SIES. https://doi.org/10.48464/ef-105-02

Abstract

Holders of a “baccalauréat” in science in higher education. Four years later, who persists in science?

Based on the Panel of 2014 baccalaureate holders, this study on the fate of S baccalaureate holders for nearly four years in higher education complements the numerous studies on the lower propensity of female high school students to choose the scientific track at the end of their junior year. In fact, obtaining a scientific baccalaureate at the end of high school does not necessarily lead to scientific studies in higher education. Using an original approach that considers persistence in a disciplinary field (sciences, humanities and social sciences, etc.), independently of possible changes of institution, the article shows that women are not only less likely to go into “sciences” and “applied sciences” after obtaining their “baccalauréat S”, but that they also leave this latter disciplinary field more often than men in the years that follow. While gender is a central dimension in understanding these disciplinary shifts away from the sciences, the article shows the weight of other variables on the pathways into higher education, in particular the specialty followed in the final year of secondary school.

Auteurs/autrices

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